Terre de Beauce 2

Quand elle prend des airs d’ Amérique…

paysage-terre-beauce-2-4
paysage-terre-beauce-1-05
paysage-terre-beauce-2-2
paysage-terre-beauce-2-3
paysage-terre-beauce-2-5
silos-terre-beauce-2-6
paysage-terre-beauce-2-7
silos-terre-beauce-2-8
silos-terre-beauce-2-9
silos-terre-beauce-2-10
silos-hiver-terre-beauce-2-12
paysage-terre-beauce-2-1
silos-terre-beauce-2-13
silos-terre-beauce-2-14
silos-terre-beauce-2-15
previous arrow
next arrow
 
paysage-terre-beauce-2-4
paysage-terre-beauce-1-05
paysage-terre-beauce-2-2
paysage-terre-beauce-2-3
paysage-terre-beauce-2-5
silos-terre-beauce-2-6
paysage-terre-beauce-2-7
silos-terre-beauce-2-8
silos-terre-beauce-2-9
silos-terre-beauce-2-10
silos-hiver-terre-beauce-2-12
paysage-terre-beauce-2-1
silos-terre-beauce-2-13
silos-terre-beauce-2-14
silos-terre-beauce-2-15
previous arrow
next arrow

La terre à sa surface

A sa surface, jusqu’à son horizon, et dans les moindres détails. Le détail du brin d’herbe, des blés coupés, des blés couchés, des blés dressés, le détail de la paille et du grain.
Le détail de la poussière dans le vent, de la machine qui brille dans le nuage, de celle qui diminue vers l’horizon.
Le grain du bitume sur la route, la lumière sur le rail, sur les traverses, sur le ballast, les herbes, les cailloux, on voit tout, même le soir, même quand il fait sombre. Les coopératives agricoles, les villages-rues, les relais routiers, les signalisations,

vous avez dit : la Beauce? ou l’Arizona?

Les deux côtés de l’Océan dans le même tableau, la solidarité des grandes plaines des milieux tempérés.
On voit tout, le vent qui se lève, le temps qui menace, c’est du blanc, c’est du gris, c’est du noir, c’est la nuance somptueuse du travail amoureux.
On voit tout, ici, même les fils électriques ; ce qui est là, infime, autour de nous, structuré par des lignes claires, distinctes, simples, directes, ce qui est là et que nos habitudes nous empêchent de regarder.
Daniel-Henri Feuillade connaît la beauté des angles droits, et il en jouit .
Derrière les verticales, horizontales, médianes, triangles , prismes, hexagones, derrière la sévérité bienveillante et volontaire de la structure théorique il rencontre le sacré mystérieux de la relation à l’espace et au ciel.
On suppose dans l’œil du photographe une sérénité de temps long, sérieuse, attentive à la fragilité de la vie et à son mouvement. On suppose un regard méditatif, cherchant la pureté des formes dans le spectacle de l’infiniment grand et de l’infiniment petit, découvrant dans l’apparence des surfaces la vérité de la matière.
Soixante photographies, second travail sur la Terre de Beauce, réinventée pour l’heure quand elle se donne des airs d’Amérique.Le photographe est rentré dans le cadre, dans l’objectif, dans l’architecture précieuse de ses constructions, dans ses tirages et ses images, il est sauvé.

Jacqueline Marre.

Note

la série est composée de 60 photographies noir et blanc

plus des archives couleur et noir et blanc